Mercredi 6 mai 2009

Cela fait un bout de temps que je n'ai pas mis ce blog à jour.

Il m'a souvent servi de manière résiduelle, pour évacuer une pensée qui ne pouvait pas me quitter. Pourtant j'ai souvent éviter de tout dire, ou de trop dire. Au fond je déteste les débats qui tournent mals et beaucoup de ce qui occupe mon esprit ne peut pas aussi simplement s'afficher sur une page...

Et puis cela fait quelques mois que je suis dans un moment profondément réflexif, où énormément de doutes m'étreignent sur des sujets très divers. Au point que mes doigts finissent par ne plus heurter le clavier...

Quand on n'arrive plus à former des mots, qu'on a peur de ce que l'on a à dire, qu'on n'a plus le temps de mettre en ordre des pensées brouillones, il faut savoir se retirer.

Aussi, le monde tournera encore après cette annonce, mais je suis dans une période où j'écoute plus que je ne parle, où je lis plus que je n'écris. C'est assez sain, pour diverses raisons je me rends compte que mon ignorance dégouline trop pour me permettre de gémir sur le net...

Alors ce blog restera en friche jusqu'à nouvel ordre...

Et que les mauvaises langues ne disent pas que j'ai les mains trop occupées à tenir une bouteille pour venir faire joujou avec le clavier. On peut très bien boire la bière à la paille.

En attendant, toutes les infos sur la marche du monde version Blog et MoDem peuvent se retrouver ici :

http://nicolasvincionline.blog.lemonde.fr/

Farewell !                                                                                                                                                             

Par Lucas Guffanti
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 18 mars 2009

Que s’est-il passé hier à Sciences Po ?

 

            Hier, en fin d’après midi, entre cent et cent cinquante personnes extérieures à Sciences Po sont entrées dans le bâtiment principal de l’école, et ce en dépit des mesures de sécurité, notamment le contrôle des cartes.

            Elles ont pénétré à l’intérieur de ce temple du savoir en utilisant une sortie de secours verrouillée, ce qui laisse soupçonner une complicité interne à l’école. Ces individus, du moins les premiers arrivés, étaient majoritairement des étudiants de Paris VIII accompagnés de quelques salariés et professeurs. Leur but était de débattre en amphi Boutmy, mais à cet instant se tenait un cours d’Olivier Duhamel dont la proposition d’un débat de 20 minutes à la fin de sa conférence a rencontré un mur d’opposition.

            Et c’est là que ça verse dans le pathétique, mais une forme de pathétique passionnant.

            En effet, à cet instant là ont commencé à se manifester des deux côtés des comportements très clivés, révélateur d’une certaine violence dans l’opposition. Les étudiants de première année dans l’amphithéâtre ont vu leur école « envahie », leur légitimité bafouillée, et ils ont commencé à huer. C’est là que les manifestants ont été blessé dans ce qu’ils estimaient être leur légitimité à eux, et y ont vu la confirmation de leurs soupçons : Sciences Po est une école de bourgeois, de culs coincés etc. …

            Evacuation de l’amphithéâtre, tentatives de médiation, petites engueulades (dont les deux camps se vantent) : bref, d’un côté on est content d’humilier les bourgeois, de l’autre d’insulter des gauchistes.

            Les manifestants ont par la suite installé une banderole aux fenêtres du premier étage et ont jeté une poubelle dans la rue. Dans la rue justement on pouvait voir deux camps : d’un côté les évacués de Sciences Po qui applaudirent l’arrivée des gendarmes mobiles, de l’autre des manifestants rejoints par quelques anarchistes…

            Les noms d’oiseau ont fusé avec élégance, l’apogée des qualificatifs ayant été atteinte lorsque « Consanguins » fusa, fendant l’air comme une flèche empoisonnée…

            Quelques petits malins de Sciences Po décidèrent de montrer des petites pancartes telles que « Vive le Roy », et un étudiant a escaladé la façade pour décrocher la banderole, façade dont il a chuté…

            Finalement Sciences Po fut évacuée. Qu’en reste t-il, en dehors d’un A anarchiste sur la façade (d’ailleurs neuve) ?

            Je suppose que chaque étudiant aura son avis, et je suppose que je partage beaucoup des avis des deux camps…

 

            D’un côté la manifestation est un droit. La jeunesse peut revendiquer et les actions symboliques ont un lyrisme assez plaisant. La LRU a de nombreux défauts et la combattre est une initiative qui n’a rien de choquant. On est encore en démocratie, non ? Aussi, les arguments, la colère, la distorsion de la vision de ces manifestants en ce qui concerne Sciences Po me fait penser que l’école a plus que foiré sa communication visant à transformer son image.

 

            D’un autre côté, venir cagoulé et taguer la façade (j’aime cette façade !), lancer des insultes (manifestants ou Sciences Pistes) et chercher à provoquer l’autre camp à quelque chose qui nie la part lyrique de la chose…

 

            Sciences Po couve une certaine mixité sociale, quelqu’un qui dirait le contraire est un menteur. C’est un fils d’ouvriers (moyennisés, certes) qui vous le dit ! Nous ne sommes pas vraiment des étudiants consanguins (du moins j’espère). C’est aussi notre erreur à tous, celle de nos professeurs, de notre directeur, d’occuper l’espace médiatique en direction d’un microcosme. Même les initiatives de l’IEP en faveur des lycées ZEP semblent mal expliquées, on communique mal. Sciences Po devrait être un modèle, comment se fait-il que des centaines de personnes pensent le contraire ?

 

            Finalement, cette action a été largement désapprouvée y compris par les étudiants les plus à gauche de l’IEP… Une solidarité de groupe ? Si c’est le cas je parie que c’est parce que nous sommes fiers de notre école, et non à cause de notre consanguinité. Aussi, n’oublions pas qu’en France une grande partie des jeunes ne s’exprime pas, donc il est difficile de savoir la légitimité ou la représentativité d’une telle action. Mais, au fond, comment ne pas se sentir révolté par le climat social actuel, entretenu par un président sourd ?  L’idée de travailler plus n’a jamais eu de sens pour moi, le travail étant un problème, une contrainte, et non pas un moyen de se libérer, et n’a pas plus de sens dans un monde où le libéralisme (y compris dans le sens philosophique) est en faillite.

 

“Nobody’s right if everybody’s wrong” chantait Buffalo Springfield... On pourrait sans doute chanter “Nobody’s wrong if everybody’s right”...

 

Mais quand même, la façade !

Par Lucas Guffanti
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 9 janvier 2009

Caroline Kennedy est supposée remplacer Hillary Clinton lorsque celle-ci entrera officiellement dans sa fonction de Secrétaire d'Etat.

Dans les cas où les sénateurs sont appelés ailleurs, le gouverneur a pouvoir de nommer un remplaçant. Ce genre de décision permet généralement de déclencher un petit cirque politique. Ce fut notamment le cas pour trouver le remplaçant d'Obama dans l'Illinous où le gouverneur -'Blago'- est accusé d'avoir tenté de vendre (oui vendre, c'est à dire se laisser corrompre) la place.

Certains se plaignent du manque d'expérience de Caroline Kennedy. Ce débat sur l'expérience est une véritable plaie... Je pense simplement qu'en démocratie tout le monde a sa chance y compris les plus idiots et les plus incompétents, alors pourquoi pas les plus inexpérimentés ? Et puis il faut bien commencer un jour.

Enfin, je suis à peu près sûr que l'existence d'une sénatrice inexpérimentée de l'Etat de New-York ne va pas renverser l'ordre du monde...

Par Lucas Guffanti
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 6 janvier 2009
Toutes nos félicitations à la télévision. Hier soir, 3 millions d'individus de plus que d'habitude étaient devant leur poste, et plus tôt.

Puisqu'il n'y a plus de pub j'imagine qu'on s'en fout, que cela ne rapportera pas plus d'argent pour de meilleurs programmes.

Du coup, au lieu de regarder Baer en Afrique, je me dis qu'ils feraient mieux de lire les Nuer d'Evans-Pritchard.
Par Lucas Guffanti
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 9 décembre 2008

Pour l'histoire des repas Lenôtre, M. Descoings a bien voulu me répondre, et je l'en remercie.

Les repas étaient financé par les entreprises. Ce qui ne justifie pas le gâchis.

Le directeur m'a donc assuré qu'il ferait en sorte qu'une telle chose ne se reproduise plus.

Donc, pas de Lenôtregate en vue.

Ps : les rimes sont accidentelles.

Par Lucas Guffanti
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 9 décembre 2008

Luc Chatel, sur France INTER, vient de déclarer que "Le travail le dimanche c'est aussi pour les étudiants qui veulent financer pour leurs études".

Rappelons qu'en temps scolaire, le mieux c'est quand même que les étudiants... étudient.  

Par Lucas Guffanti
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 4 décembre 2008

Il y a une semaine avait lieu le forum des entreprises organisé par Sciences Po.

Lenôtre s'occupait du repas des participants. Les vacataires ont, eux, reçu une barquette repas avec un macaron au chocolat.

Comme certaines personnes ne sont pas venues, une centaine de repas Lenôtre ont fini directement à la poubelle.

Mais, tout est normal. Ce ne sont que 100 repas. Tout va bien. Restons calmes.

Par Lucas Guffanti
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 4 décembre 2008

Ne nous trompons pas, nommer Hillary Clinton est une erreur. Une grosse erreur.

Comme le déclare le Boston Globe, le coup est surtout rude pour John Kerry, lui qui désirait tant le poste de Secrétaire d'Etat.

Kerry a tout fait pour Obama. C'est lui qui l'a mis sur le devant de la scène au moment de l'avant dernière campagne en 2004 (LE fameux discours d'Obama à la convention démocrate). Il l'a soutenu avec force au moment où Obama en avait le plus besoin.

 Résultat ?

Obama nomme Hillary Clinton. Le symbole des années Clinton qu'il a lui même (parfois) critiqué. Celle qu'il a accusée d'exagérer ses talents en politique étrangère, celle qui a voté pour la guerre en Iraq.

Maintenant il la présente comme parfaite pour cette position...

No drama Obama fait tout pour l'équilibre des tensions, et ce au détriment de tout sentiment amical ou de toute mièvrerie On est loin du politicien naïf que certains décrivait il y a peu..

Par Lucas Guffanti
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 28 novembre 2008

Joie sur la Terre ! L'espèce humaine se prépare à fêter Noël, et partout les signes de la grandeur de nos civilisation se font voir :

 

- Les SDF meurts à Paris et ailleurs. Le collectif "Les Morts dans la Rue" a organisé une cérémonie pour leur rendre hommage. Le tout était un peu dilué dans le chahut politique (notamment quand Hirsh s'est pointé).

 

- On abat les touristes comme des chiens en Inde.

 

- Un type meurt écrasé pendant les soldes à New York.

 

- Le chômage (longtemps dépassé dans les inquiétudes des Français par le pouvoir d'achat) redevient une menace rampante. Le secteur automobile va mal, je me souviens d'ailleurs que ma mère bosse dans ce secteur. Oups.

 

Elias disait que l'Homme est toujours en cours de civilisation. Norbert avait raison.

 

PS : notons tout de même que Obama a participé à une distribution de repas gratuit pour des familles en difficulté. Youpi !

Par Lucas Guffanti
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 20 novembre 2008

Faisons simple, je réagis à deux choses entendues hier soir sur France Info :

 

1) Oui, il y a trop de lumière sur les Champs. Il en faut moins, moins longtemps, et mieux installées. De plus on perd tout le charme de Noël en le fêtant trop tôt et je déteste ça....

 

2) Oui j'ai des chaussures en cuir, mais le cuir provient d'un animal que je mange. Je ne mange pas de renard, ni de loup. L'Homme n'a le droit d'assouvir la nature que pour survivre : manger et établir son habitat. La fourrure c'est de la connerie. Les quelques pauvres femmes qui en portent ont probablement l'anus cicatrisé et je les laisse à leur malheur. Quand je monterai vers le paradis je me pencherai de l'escalator divin vers l'enfer et je verrai ces braves personnes nues en train de se faire déchiqueter par les cadavres réssucités des animaux mort par leur faute. Et je rirai bien, parce que comme pour Prométhée ça ne finira jamais. Alors j'irai à la raclette finale, à ce grand banquet de bouffe grasse, près de l'open bar de Saint Pierre (le Saint Bière!), crevettes à volonté, poulets bien grillés, saucissons infinis... Les animaux ont les mange, ou on les utilise pour survivre dans le grand nord. Mais dans le 5e à Paris la fourrure ne sert à rien.

Par Lucas Guffanti
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Mes favoris !

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus